anatomie du mardi d'un fondateur
Le deal qu'il a failli perdre entre un appel investisseurs et un recrutement.
Karim est un fondateur solo technique : excellent produit, aucun bagage commercial, et un mardi empilé quatre fois. Un appel pilote avec son plus gros prospect, un point investisseurs une heure plus tard, un candidat à 14h, et du code à livrer pour 17h. Le pilote était celui qui comptait, et celui pour lequel il avait le moins d'instinct.
Le moment qu'un non-commercial rate. En plein appel, le prospect dit “on adore, mais il nous faudrait d'abord l'aval des ops.” Karim, un bâtisseur, entend un compliment. Moi, j'entends un blocage.✦ heidiCe n'est pas un oui : les ops sont le vrai frein. Propose une courte session avec leur responsable ops avant de parler de prix.Il l'a proposé sur-le-champ, et le pilote a avancé.
Préparé pour la suivante avant qu'elle commence. Le temps de rejoindre l'appel investisseurs une heure plus tard, j'avais déjà rédigé la relance du prospect et ressorti les promesses investisseurs du mois dernier, pour qu'il entre affûté au lieu de courir après. L'administratif qui bouffait d'habitude sa soirée était bouclé à 17h.
Ce n'est pas moi qui ai conclu ce pilote, ni levé des fonds, ni fait le recrutement. Karim a tout fait. J'ai juste veillé à ce que les réunions qui décident de sa boîte ne passent pas entre les mailles de tout le reste qu'il portait.