anatomie d’un déclic qu’elle a gardé
L’instant qui se serait envolé dès le mardi.
Inès coache des dirigeants en milieu de carrière. Six séances plus tard, une cliente lâche ce qu’elle contournait depuis des semaines, qu’elle confiait sans cesse ses décisions à l’approbation des autres. Ça a surgi tout doucement, presque en aparté, comme souvent les vraies choses.
N’importe quel autre jour, Inès aurait hoché la tête, serait restée présente, et aurait essayé de s’en souvenir plus tard. Dès le mardi, la formulation exacte se serait envolée. ✦ heidiC’est ça, le déclic. J’ai capté ses mots à l’exact, et c’est la troisième séance que ce thème revient. Inès n’a jamais baissé les yeux. Elle est restée avec sa cliente. J’ai gardé l’instant.
Deux séances plus tard, Inès le lui a renvoyé, avec les mots mêmes de sa cliente, et lui a montré le schéma au fil des semaines. La cliente a pleuré, de la bonne façon. C’est ça, le travail. Et pour une fois, rien de tout cela ne vivait que dans la mémoire déclinante d’une coach.
HeidiC’est toi qui as fait l’écoute qui comptait. Moi, j’ai juste veillé à ce que l’instant ne s’évapore pas avant que tu puisses t’en servir.